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Legende du dragon de Cracovie

Il y a bien longtemps, en des temps recules (cela veut bien sur dire, avant l’arrivee des Chretiens), sur les bords de la Vistule, etait une petite bourgade qui deviendra un peu plus tard Cracovie.

Krak, qui donna son nom a la ville (mais ceci est une autre histoire), etait le chef du peuple qui vivait la et avait installe sa demeure sur la colline Wawel qui surplombait la ville et la riviere. Les anciens racontaient a qui voulait bien l’entendre que les parents de leurs parents disaient que sous cette colline etait une grotte et que dans cette grotte reposait un dragon feroce qu’il ne fallait point reveiller.
Mais personne n’avait jamais vu le dragon et cette histoire ressemblait fort a celles que l’on raconte pour effrayer la jeunesse et la rendre un peu plus docile. Aussi, un jour, deux jeunes temeraires deciderent de trouver l’entree de la grotte et de mettre fin a cette stupide histoire en montrant a la population que de dragon, il n y en avait point. Mais, vous vous en doutez, car il n;’y aurait pas de legende sinon, de dragon, dans la grotte, il y en avait bien un.

Et ce dernier fut vraiment furieux d’etre reveille par ces deux jeunes ecerveles qu’il s’empressa de devorer. Mais voila, depuis le temps qu’il dormait le dragon de Cracovie dans sa grotte, il avait grand faim maintenant.

Et il sortit. Et il devora. Il devora ce qui lui passait sous la dent. Les moutons d’abord car c’etait ce qu’il preferait le dragon. Et puis, lorsque les moutons commencerent a se faire plus rare, il se tourna vers un autre met apprecie des dragons : les jeunes vierges (apparemment les vieilles vierges sont moins goutues). Et il devora. Apres quelques temps, les vierges vinrent a manquer dans le pays. Soit qu’elles furent devorees, soit qu’elle furent sauves par de braves gaillards qui deciderent de les rendre un peu moins vierges et donc un peu moins appetissantes aux yeux de la bete feroce. « Mais cheri, voyons, nous ne sommes pas maries, il ne faut pas ! – Je sais ma mie mais que servirait-il de me arier a toi si tu es devoree par le mechant dragon ? – Bon d’accord. » Bref, les vierges se faisant rares donc, le dragon s’attaqua au reste de la population et Krak, le chef du coin, dut faire quelque chose. Il fit donc quelque chose. Il fit meme ce qu’il fallait puisqu’il envoya ses chevaliers combattre le dragon.

Et pour leur donner du coeur a l’ouvrage, il promit la main de sa fille (derniere vierge de la contree enfermee dans la plus haute salle de la plus haute tour du chateau) a qui viendrait a bout de l’animal enrage. Les chevaliers ne se le firent pas repeter deux fois et allerent se jeter illico presto dans les flammes du dragon. Malins tiens ! Finalement, un pauvre petit gars vint voir le roi pour se proposer.
Le petit gars etait tres pauvre (selon les versions il etait cordonnier ou berger, c’est dire s’il etait pauvre). Tres pauvre, sans doute tres laid et avec les mains caleuses mais aussi tres intelligent et avec un coeur d’or. Le roi accepta, a contre coeur, de confier la destruction du monstre a ce petit moins que rien (en fait il n’avait pas trop le choix). Et voila le petit cordonnier qui se mit a rouler ses quelques moutons dans le souffre.
Et qui les emmena paitre devant la demeure du dragon. Ce dernier, par l’odeur allechee, se jeta sur les bestiaux dont il ne fit qu’une bouchee. Malheureux ! Le souffre, avec son estomac emflamme, ca s’est mit a chauffe tout ca. A chauffer tellement qu’il se rua vers la riviere et en but la moitie. Si bien qu’a la fin,… il explosa ! Et le petit cordonnier epousa la princesse (vierge) et ils eurent beaucoup d’enfants et patati et patata.

Et si vous n’y croyez pas, allez donc voir la statue du dragon au pied du Wawel et, si vous l’osez, entrez visiter la grotte du dragon.

http://cracovie.over-blog.com/


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